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à
gauche finalement...).
(Texte
: Richard Lecocq / Photos
: Alexandra Justamente)
Mardi
14 novembre 2006
Voyager
avec Max en Eurostar est
une expérience que
je vous souhaite vivement.
Rappelez-moi à l'occasion
de vous pondre un article
complet et illustré
à ce sujet. Max est
un ami. Fan de Michael Jackson,
il n'avait jamais vu son
héros en chair et
en os. Il fallait remédier
à cela, et les WMA
2006 tombaient à
pic. Pas loin, bon timing,
une sacré dose de
Prince de LU dans le sac,
Max était plus que
prêt. Comme si tout
le reste n'était
qu'un parcours initiatique,
un chemin qui le menait
tout droit vers le pays
des filles sans complexes
et de la saucisse grillée
de bon matin.
Dès
notre arrivée à
Londres, une série
de missions nous attendait
: récupérer
le billet pour la soirée,
retrouver Alexandra, et
manger. Il ne fallait pas
mélanger cet ordre
établi. Alexandra
est notre amie photographe
professionnelle (avec 2
L, s'il vous plait)
qui avait également
décidé de
se rendre à la capitale
britannique, histoire de
voir, mais aussi revoir
notre héros commun.
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16h,
devant le Earl's Court Arena.
Il n'y a pas beaucoup de
fans, mais quelques spécimens
à drapeaux arpentent
les alentours à l'affût
de l'info impossible. Le
point d'accueil / billetterie
est rempli de jeunes assez
chamailleurs; ils sont là
pour distribuer les tickets,
et tout se passe dans la
bonne humeur. La place réservée
à l'arrache pour
Max sur See Ticket est là.
Pas de souci. Restait la
grande question des accréditations.
Nous avions un contact,
Claudia, qui nous avait
inscrit sur la liste
des médias conviés
à couvrir la soirée.
Direction côté
droit de la salle, porte
E. Nous retrouvons plusieurs
journalistes de tous horizons,
massés en forme de
file d'attente de préfecture
départementale. Nous
attendons sagement l'ouverture
de la lourde porte noire...
Plusieurs minutes passent.
Enfin, on nous accueille.
Deux gars forcément
costauds font le tri, média
UK à gauche, les
autres à droite.
Et ainsi commence le défilé
:
nous entrons au compte-gouttes
avant d'arriver devant une
table. Assis derrière,
une ribambelle d'assistants
plus ou moins renseignés
fouillent dans leurs papiers.
Nous répondons aux
questions d'un d'entre eux,
soucieux de
définir
notre rôle pendant
la soirée. Alexandra
et moi, sages comme des
images mais assez loquaces
quand même, repartons
avec nos deux pass rouge
: c'est celui qui donne
accès au tapis rouge,
aux répétitions,
à la press room et
au show. Il y a deux autres
types de pass : le rose
(tapis rouge seulement),
et le vert (press room seulement).
Une fois ce point réglé,
nous précisons bien
une nouvelle fois que notre
venue "ne concerne
principalement que Michael
Jackson". Du coup,
nous demandons s'il compte
venir répéter
dans la journée.
Une info peu convaincante
laisse entendre qu'il devrait
venir vers 20h, et que,
si cela se confirmait, l'accès
à la salle serait
de toute façon interdit.
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Il ne restait plus qu'à
guetter. Petit tour vers
l'hotel quand même.
Michael est là, quelques
fans aussi. Ca chante, ça
crie, c'est pas notre truc.
Du coup, retour à
Earl's Court. On (re)guette,
et rien ne vient. Il y a
bien quelques voitures qui
vont, qui viennent. Dès
19h30, effectivement, plus
aucun moyen d'entrer dans
les lieux. Presque tout
le monde reste bredouille.
Je dis presque, car nous
avons tenté de suivre
l'action sur scène
en regardant l'écran
de sécurité
visible depuis le point
d'accueil du théâtre.
Il n'y a pas grand chose
à voir : plusieurs
danseurs qui répètent...
Peut être la troupe
de Chris Brown. Les images
ne sont pas assez nettes
pour déduire quoi
que ce soit de sérieux.
Il fait faim. il est grand
temps de lancer notre Fast-Food
UK Tour 2006... Après
ça, Dodo time, on
verra la suite demain...
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Mercredi
15 novembre :
Les
fans sont tous arrivés
! Max et moi n'en croyons
pas nos yeux. Il y en a
même qui ont dormi
toute la nuit devant le
Earl's Court Arena. Cet
acte de bravoure douteux
leur vaudra un tampon numéroté
sur la main et un bracelet
jaune, donnant accès
au devant de la scène.
Alexandra et moi commençons
à nous préparer
pour le tapis rouge : rendez-vous
14h30 devant le théâtre
pour tenter d'avoir une
bonne place. Il nous reste
quelques maigres heures
pour partir à la
chasse aux billets pour
l'After
Party organisée
par les
sites de
fans MJ News
Online et
MJJ Forum : Max et moi décidons
de mener les opérations.
La veille, j'avais lu sur
le net que les tickets magiques
étaient disponibles
à l'hotel Conrad,
situé dans une zone
assez isolée de la
ville (pas moyen d'y trouver
une station de métro à proximité).
Le vendeur occupe une suite
et se tient à
la disposition des fans.
Nous apprenons surtout
que le gars rode en fait
autour de
l'hotel pour
revendre les billets aux
fans qui réussissent
à le trouver. Une
fois arrivé sur les
lieux, un portier placé
à l'entrée
se charge de nous rembarrer
: "Non, il n'y a plus
de vente ici, la personne
qui occupait la suite en
question
est partie..." Direction
le Café de Paris,
lieu initial de la soirée.
On appelle en se mettant
en route : une jeune femme
nous assure
que la soirée est
annulée... Mouais,
et si c'était du
bluff ?... allez, dans le doute
: vérification sur
place : une affichette affirme
que la soirée n'aura
pas lieu ce soir au Café
de Paris et que d'autres
détails seront publiés
dans la journée sur
le site MJ News Online. Bredouille, on attaque
le Burger King le plus proche
: fallait pas nous chercher...
Après ce
festin équilibré,
nous repartons vers Earl's
Court.
Je retrouve Alexandra.
Armée de son appareil
argentique, elle est
prête.
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Nous
finissons par rejoindre
le carré réservé
à la presse sur le
tapis rouge. Ca commence
à se batailler dur
pour la place. Nous arrivons
à nous poser aux
premières loges,
non sans se faire de "nouveaux
amis d'enfance", prêts
à presque tout pour
se rapprocher de notre place
(et pourquoi pas s'installer
devant nous pendant qu'on
y est). L'ambiance finit
par être bon enfant,
maigre
consolation lorsque nous
réalisons à
quel point nous avons froid
et que l'oubli de gants
peut être fatal. L'arrivée
des invités doit
débuter à 17h.
Evidemment, cet horaire
ne sera
pas respecté. Vers 18h,
les festivités commencent.
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Après quelques mannequins
et starlettes au sourire
en plastique, Chris Brown
est la première grosse
star a fouler la moquette
rouge. Il répond
tout sourire aux questions
de le BBC et de MTV. Je
l'entends dire qu'il va
bel et bien performer sur
Thriller et lance un "Je
ne sais pas ce que Michael
va faire, mais vous verrez
bien...". Merci Chris,
à plus tard Chris.
Je pourrais vous énumérer
le défilé
de stars et non-stars pendant
ces 2 interminables heures...
Mais nous ne garderons que l'essentiel
: Roberto Cavalli, styliste
de MJ pour cette soirée
(et apparemment à
l'avenir...) s'est pointé
seul comme un grand et n'a
pas hésité
à taper la pose pour
tout le monde. Beyoncé n'est jamais
apparu sur le grand tapis
rouge, et je dois dire que
je me pose des questions
sur son arrivée :
plusieurs solutions : a/
elle était déguisée
en Roberto Cavalli,
bien joué ! b/ Elle
a dormi à l'intérieur
du Earl's Court Arena,
du coup Sony BMG et les
producteurs des WMA ont
inventé une nouvelle
façon de réduire
les frais de déplacement
de leurs têtes d'affiche.
J'aurais bien pensé
à un c/, mais nous
n'avons pas le temps.
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Il
est 19h50...
Les fans ont
froid, tout le monde a froid...
Et toujours pas de Michael...
A moins que... Attendez...
Oh, c'est quoi cette voiture
noire là ? Et toutes
ces personnes qui viennent
de surgir à l'autre
bout du tapis rouge ? Et
ces cris qui augmentent
en volume et en pitch ?
Ah ça y est, c'est
lui ! Arf ! Nous le voyons
presque. J'ai plus froid.
Alexandra non plus. Bon
sang, mais c'est quoi ce balais
de caméras, et cette
troupe qui se déplace
comme un banc de poissons
? J'ai cru voir un bout
de perruque, ou de cheveux...
Ca tourne, ça vire,
ça y est, oui ...
Non... Ah ! Il semble se
diriger vers les fans. Michael
a décidé de
faire plaisir à la
foule ce soir. Et quel bain
de foule ! Il revient sur
ses pas... Allez, encore
un peu... Oui ! ça
y est ! Il est là,
il nous fait face et arrive
droit sur nous.
19h50:
Michael
Jackson
arrive
!
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Michael
Jackson déambule
sur le tapis rouge. Le King
of Pop bordel ! Vous voyez
ce que je veux dire ??!!
Je ne l'avais pas vu à
quelques mètres de
moi depuis le concert MJ
& Friends à Munich
en 1999. Je suis heureux
d'avoir évité
les shows du MSG, car après
vérification et survérification,
notre homme n'était
pas dans son élément
à cette époque.
A moins de 5 mètres
de nous, Michael est tout
bonnement sublime. Et je
réalise une nouvelle
fois à quel point
il est grand.
Michael
nous sourit
! Et quel
sourire
!
Ses chaussures
à talons l'aident
certes, mais ce n'est pas
un nain.Tout va vite, il
s'approche des fans, revient
sur ses pas, s'arrête,
lance un baiser à
la foule, place sa main
sur son coeur... Il sourit.
Et quel sourire ! Loin des
années 2000-2002.
Sa maigreur me surprend
un peu, mais moins que l'aura
qu'il dégage. Une
électricité
qui ne faiblit pas avec
les années. Un imitable
mélange
de bonté et de simplicité
qui nous fait bien vite
oublier la froideur et l'arrogance
stupéfiante de ses
prédécesseurs
du soir. Comprenez-moi bien
: MJ pourrait se permettre
de débarquer en faisant
la gueule limite "je
suis là et je vous
snobe", comme un de
ces mannequins ou pseudo
dirigeants d'empires côté
en bourse...
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Il est juste
l'inverse : il est amour,
heureux d'être là,
se penchant avec attention
vers le mec de MTV qui tente
de lui poser quelques questions. Alexandra
a mis son
appareil
en action
depuis un
bon bout
de temps.
Sa vocation
date des
années
BAD
: après avoir assisté
à
plusieurs
concerts
de cette
glorieuse
tournée,
son amour
pour la
photo Live
a germé
et poussé
au point
d'en devenir
son métier.
Voir Michael
Jackson
dans de
telles conditions
et en faire
son sujet
du jour
relevait
de l'accomplissement
d'un rêve
d'une vie....
Mais
tout va décidément
très très
vite. Michael et son entourage
montent les marches et se
dirigent vers l'intérieur.
Argh ! Deuxième tapis
rouge dans le hall,
mais apparemment Michael
ne semble pas s'arrêter
en route. Toutes
les caméras et autres
objectifs
savamment placés
depuis le début d'après-midi volent comme un nuage
de papillons. A rester debout
dans le froid aussi longtemps,
je réalise que mes
jambes sont presque paralysées,
je me sens presque miraculé
en décollant les
pieds du sol. Je cours vite
et bondis vers l'intérieur,
où Alexandra se trouve
déjà. Nous
jouons des pass-bracelets
rouge, pour enfin arriver
dans la salle.
|

Le show est sur le point
de commencer. Le speaker
annonce Beyoncé.
La belle ouvre la cérémonie de
façon évidemment
efficace. "Déjà
Vu" résonne
dans nos tympans. Je suis
occupé à observer
les lieux : la salle est
correctement remplie, légèrement
parsemée par
endroits. Nous sentons
bien que le public jacksonien
est venue en force. 10 000
personnes sont annoncées,
c'est bien plausible. C'est
à se demander quel
aurait été
le taux de remplissage de
cette nouvelle édition
des WMA sans la présence
du Roi de la Pop. Ce dernier
a d'ailleurs bien disparu
de notre vue. Il ne s'est
pas installé dans
la carré VIP perché
sur le côté
droit de la scène. Alexandra
et moi cherchons un endroit-clé pour prendre
des photos et assister tranquillement
à la soirée.
A notre disposition, une
maigre estrade où
se sont déjà
installés quelques
photographes d'agences
de presse avec leurs objectifs
de 10m de long. Difficile
de trouver une place digne
de ce nom dans
ce panier de crabes. On
tente la fosse. Pleins de
fans et de drapeaux. Sympas,
mais pas le kiff non plus.
Nous
revenons vers la régie
située au milieu. Il
est possible de se percher sur quelques
barrières pour surplomber
l'action. Et la soirée
continue... Pour tout vous
dire, les invités et
les récompenses se
succèdent, mais tout
le monde semble ne pas trop
calculer l'action.
Le
public ne demande qu'à
voir Michael.
C'est indéniable.
Entre chaque (longue) pause,
la foule scande son nom.
Il fait bien
soif. Je trouve des canettes
de boissons énergétiques.
Nous testons. Bof... J'appelle
Max : il s'est installé
dans les tribunes. Avant
d'entrer dans la salle, il
m'avait repassé en
vitesse mon appareil photo
numérique. Je
regarde ses oeuvres : il
a filmé quelques
images de Michael arrivant
sur le tapis rouge. Ca me
tue de voir qu'il a pensé
à ça. Le réflexe,
l'évidence qu'on
n'explique pas. Cumulées
aux photos que jai pu prendre
avec son appareil, on a
réussi à mettre
en boîte de jolis
souvenirs de fans. Vu le
boucan, je le remercie par
SMS... Mais la soirée
continue (bis !). Beyoncé
refait une apparition sur
scène. Il n'y a pas
à dire, c'est elle
la meilleure performeuse
de la soirée. Après
une pause un peu plus longue
que les autres, quelque
chose
me dit que le moment M va
arriver.
Le
public ne demande qu'à
voir Michael
|
Il est
22h30. Chris
Brown fait son entrée
sur scène. Le jeunot
est chargé de rendre
hommage au clip Thriller.
Il évolue et chante
sur la version instrumentale,
disponible sur n'importe
quel pressage commercial
du single. Il
a du mal à suivre
les paroles par moments,
et il foire quelque uns
des enchaînements de la
chorégraphie. Son
numéro respire la
bonne volonté, mais
la précision et le
talent ne sont pas là
pour rendre un hommage électrifiant
à l'oeuvre du
Roi de la Pop. Une fois le
numéro achevé,
Beyoncé surgit pour
présenter le Diamond
Award. Fait inhabituel :
la présentation assurée
par
la figure de proue des Destiny's
Child n'est pas
suivie de la vidéo-teaser
systématiquement
créée et diffusée
pour l'occasion. Une fois
l'Award présenté,
Michael Jackson surgit du
fond du décor. La
foule est en délire.
Le Roi de la Pop serre Beyoncé
dans ses
bras et reçoit
son prix.
Il a une classe
sans nom. Et il parle :
|

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|

|
"Je
suis très
honoré
de recevoir
cet award.
J'aimerais
vous dire
quelque
chose :
lorsque
Quincy Jones
et Bruce
Swedien
m'ont rejoint
pour travailler
sur l'album
Thriller,
j'avais
fait le
rêve
d'en faire
l'album
le plus
vendu au
monde....
(cris du
public)...
Je vous
aime ! Dieu
a répondu
à
mes prières.
Thriller
est ainsi
devenu l'album
le plus
vendu de
l'histoire,
je remercie
Dieu, et
je vous
remercie
tous pour
cet incroyable
succès.
Je tiens
à
remercier,
mes enfants
Paris, Prince
et Blanket
pour leur
amour inconditionnel.
Je tiens
également
à
remercier
mon père,
ma mère,
mes frères
et soeurs.
Un grand
nombre de
personnes
m'ont soutenu
et aimé
pendant
ces 42 années
passées
dans le
monde du
spectacle.
Je vous
aime. Et
j'aime mes
fans du
plus profond
de mon coeur".
|
|
Michael
repart avec son trophée
ainsi qu'une autre récompense
décernée par
le directeur du Guiness
World Records. La foule
en redemande. Mais le Roi
de la Pop s'est éclipsé
en coulisses. "Et maintenant,
voici Rihanna !", annonce
le speaker. C'est à
ce moment précis
que le public la hue...
Attitude lamentable, surtout
que la jeune et ravissante
chanteuse avait
tout de même préparé
une sérieuse mise en scène
pour son nouveau tube Unfaithful.
Les premiers rangs affirment
avoir vu des larmes dans
ses yeux... Peu importe
qui succédait à
Michael sur scène,
la transition ne pouvait
être que difficile.
Une fois la chanson de Rihanna
achevée, il est temps
de passer au final.
Un
conducteur traînant
par hasard près de
la régie confirme
ce que nous pensions : Michael
doit revenir sur scène.
Il est listé comme
"performer" sur
We Are The World. La musique
de l'hymne de USA For Africa
inonde la sono. Une troupe
d'enfants vêtus de
T-Shirts blancs portant
un slogan sans appel : The
Time Is Now for Love and
Peace (l'heure de l'amour
et de la paix a sonné)
se réunit en
chorale. Ce drôle
de numéro ressemble
vite à
une prestation
de karaoké, avec les
ad-libs originaux de James
Ingram et Stevie Wonder (
entre autres) largement
audibles dans
la salle (quelle
bande a donc
été
utilisée...?).
|
|
Le Roi de
la Pop finit par réapparaître.
Dès ses premiers
pas, nous sentons qu'il
ne va pas se passer grand
chose. Il prend son micro,
et tente de couvrir la bande
studio définitivement
loin d'être instrumentale.
Sa voix est sublime. Elle
résonne bien. Il
attaque un falsetto à
la fin du refrain, mais
au même moment la
musique s'arrête en
fondu...
Du
coup son micro est coupé...
Pour être réactionné
au moment où il lance
un I Love You réglementaire.
La troupe d'enfants ne cesse
de l'entourer et de s'agiter
autour de lui. Michael décide
de s'avancer sur le devant
de la scène et
arpente la rampe qui se
dirige vers la fosse. Il
retire sa veste avant de
la lancer dans les premiers
rangs :
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|
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Michael
s'avance et
lance sa veste
dans les premiers
rangs
|
|
une
bataille sans nom
éclate, non sans
faire quelques
blessés parmi les
"fans" de l'auteur
de Heal The World (no comment).
Michael rejoint la scène
principale, se dirige vers
notre gauche, lâche
un "How you doin' ?",
comme à la bonne
époque, et disparaît
définitivement. Les
lumières se rallument.
Le public reste planté
là. Vent de déception
dans la salle. Je réalise
à peine ce qui vient
de se passer. Une évidence
: Michael était en
forme. Une autre : il n'avait
pas envie de faire quoi
que ce soit sur scène
ce soir. Pourquoi ? Comment
? Difficile de savoir. Autre
chose sure : les médias
n'allaient pas le rater
dès le lendemain.
Alexandra et moi rassemblons
nos affaires et nos
esprits : est-ce que Michael
est encore dans le coin
? Si oui, où ? Direction
les backstage, vers la press
room. Une fois là-bas,
les médias ont presque
disparu;
tout le monde range son
matériel et commence
à retravailler les
photos et rédiger
les textes. L'envoyé
de TF1 à Londres
ne cherche que des fans
benêts de Jackson
pour son reportage. Nous
sommes une mauvaise pioche
pour lui. Nous nous asseyons
histoire de sentir un peu
ce qui se passe autour de
nous. Soudain, je vois La
Velle Smith, le chorégraphe
de Michael,
traverser rapidement
la press room. Il est suivi
d'une jeune femme. Je réalise
que c'est lui et me rends
compte qu'il n'a pas une
mine réjouie... Trop
tard , il est parti. Il
se trouve dans les coulisses,
inaccessibles aux journalistes.
Après quelques minutes
passées à
observer cette fin de cérémonie,
nous nous décidons
à rejoindre Max qui
nous attend déjà
dehors.
Echange
de premiers commentaires
: MJ radieux, mais pas dans
son Art. "Parce qu'il
est déjà dans
ses nouvelles chansons,
il ne va pas nous refaire
du Thriller", lance
Alexandra. "Oui, mais
alors si c'est comme ça,
on n'est pas listé
performer", j'ose ajouter.
"Il y a eu performance,
on ne peut rien reprocher
à qui que ce soit...
Après on aime ou
on n'aime pas, c'est une
autre question", conclut
Max. La performance de ce
soir n'avait pas laissé
indifférent, c'est
un fait. L'After Party n'ayant
pas lieu, nous décidons
d'organiser la notre à
la hâte au KFC local. Discussions
à batons rompus -
la suite. Interrogations
sur l'organisation de cette
soirée. Et un constat
: Michael avait la salle
entière à
ses pieds, et il est rageant
de voir qu'il n'a pas souhaité
en tirer profit. Il semblait
ailleurs. Heureux d'être
là, mais pas pour
discuter chansons et pas
de danse. Dommage. Alexandra
veut faire un tour devant
l'hotel. Max et moi sommes
trop fatigués et
avouons ne pas être
fans des halls de réception.
Nous prenons les bus de
nuit (plus marrant). Alexandra
songe faire un tour devant
le Hempel (finalement elle
n'y ira pas). Good Night London.
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Jeudi
16 novembre : épilogue
Il
pleut. Ca devait arriver.
Max et moi nous remettons
à peu près
de cette folle soirée
qui nous a quand même
fait coucher à 3h
du matin hors taxes. Alexandra
part aujourd'hui, mais une
heure plus tard que nous.
Nous envisageons de passer
faire un tour devant l'hotel
vite fait (ce sacré
hotel !!!). Max et moi nous
mettons en route pour retrouver
Alexandra. Arrivés
à la station de métro,
nous nous apercevons que
les lignes Circle et District
sont fermées : problème
électrique. S'en
suit un périple-suspens
qui nous fera traverser
la ville pour se rende à
Harrod's avant d'essayer
d'attraper l'Eurostar avec
les lignes restantes, pour
finalement rejoindre notre
wagon un petit quart d'heure
avant le départ...
Max et Richard ou Starksy
et Hutch en
Travel Card.
Dans
le train, conclusion et
mini-projection : nous sommes
allés à Londres,
nous avons vu, et nous sommes
revenus. Même si la
performance de Michael nous
avait quelque peu déconcertés,
nous savions que si prochaine
tournée il y aurait,
billets nous nous empresserions
d'acquérir (proverbe
jacksonien).
The
Magic Continues...
(c),
2006, MJ
data bank
/ Alexandra
Justamente.
Tous droits
réservés.
MJ
data bank &
Alexandra Justamente
wish to thank
Claudia Lang
& Yannick
Bouchard for
their kindness,
patience and
dedication.
Thank
you !
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