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Geraldine
Hughes : Du "Coup monté" à la "Rédemption" :
(8
décembre 2003)
Les
nouvelles accusations portées contre Michael Jackson ont été traitées comme un
incroyable show de Télé réalité. Le décollage de l'affaire, fulgurant, patine
depuis que la Police de Santa Barbara peine à apporter des éléments et des
preuves convaincantes. On ne nous a rien épargné : de l'arrestation de MJ
(menotté) en direct-live aux interventions des « spécialistes du cas
Jackson » toujours au courant de « nombreux détails relatifs à cette
affaire », qui, présentée comme un vrai show, nous rappelle les vieux
jours de l'affaire OJ Simpson.
Mais il ne faut surtout pas perdre de vue que
cette histoire se déroule dans la réalité. L'affaire Michael Jackson version
2003 est l'histoire d'un citoyen américain accusé d'avoir molesté un enfant.
C'est l'histoire d'un jeune garçon qui accuse une superstar. C'est l'histoire
d'une famille en pleine procédure de divorce, et qui se dispute la garde de
l'enfant. C'est aussi l'histoire de ce qui ressemble à un remake de « 1993 ».
C'est en fait l'histoire de tellement de choses que cela ne peut être résumé
comme les médias le font depuis le début.
Geraldine Hughes a été la secrétaire
de Barry Rothman pendant les premières accusations de 1993. Rothman était alors
l'avocat du père du jeune garçon accusant Michael Jackson (lire
l'article de Mary Fisher sur ce site). Elle a écrit un livre : Michael Jackson :
Redemption : the Truth Behind the Michael Jackson Child Mollestation
Allegations (Branch
and Vine Publishers) dont la sortie est prévue en
janvier prochain. Jusqu'à présent, son projet et ses paroles n'ont pas obtenu
l'attention qu'ils méritent aux yeux des médias. Espérons que cela changera
prochainement. Aujourd'hui, elle accepte de partager ses pensées et ses
sentiments et nous en dit plus sur ce qui s'est passé en 1993.
MICHAEL
JACKSON data bank : Comment
pourriez-vous vous présenter aux yeux des fans et du public en général ?
Geraldine Hughes : Je suis la secrétaire qui a exclusivement travaillé
pour Barry Rothman, l'avocat qui représentait le père du jeune garçon ayant
accusé Michael Jackson.
MJdb : Pendant combien de
temps avez-vous travaillé pour Barry Rothman ?
GH : J'ai travaillé pour lui avant, pendant et après les allégations d'agression sur mineur, sur une période de 6
mois qui doit s'étendre de juin-juillet à novembre 1993.
MJdb : Barry Rothman vous décrit comme une personne assez
secrète, et ajoute qu'il n'avait pas besoin d'assistante car il fonctionne plus
par rendez-vous que par prise de notes. Que
répondez vous à cela ?
GH :
C'est tout à fait vrai. Le fait de ne pas prendre de notes est un comportement
anormal de la part d'un avocat professionnel respectueux des lois et pratiquant
ces dernières auprès de ses clients.
AU
SUJET DE 1993
MJdb : Comment décririez-vous
les familles Chandler & Scwhartz ?
GH : Au début, ils n'étaient pas en bons termes alors qu'ils se
disputaient la garde de l'enfant. Mais dès que l'argent est entré en ligne de
compte, on aurait dit qu'ils avaient uni leurs forces. Ensuite, ils ont entamé
les batailles judiciaires.
MJdb : A quel moment vous êtes vous rendus compte qu'il
s'agissait d'un coup monté ?
GH :
Lorsque Rothman a conseillé à Chandler sur la manière de transmettre un rapport
d'agression sur enfant en utilisant une tierce personne sans engager la
responsabilité d'un parent. Je me suis dit qu'il y avait quelque chose
d'inhabituel en voyant un avocat conseiller son client de la sorte.
MJdb : A votre avis, pourquoi Mr Jackson et son équipe ont
décidé d'opter pour un arrangement financier avec la famille au lieu d'aller
devant la cour ?
GH :
Jackson a eu raison. Le système légal n'allait pas dans son sens. Il venait de
perdre 4 motions face à la cour et il aurait du en gagner deux. Parce qu'il a
perdu, les avocats de Chandler s'apprêtaient à l'assigner en justice. Cela
l'aurait conduit à révéler l'ensemble de sa situation financière privée.
D'autre part, les enquêteurs guettaient le moment où ils pouvaient avoir accès
à ces informations via les procédures civiles (qui sont moins restrictives que
les procédures criminelles).
MJdb : Quelles
sont ces motions que vous mentionnez ?
GH :
La première motion devait permettre à l'affaire civile
d'empêcher la mise en route des poursuites criminelles. La seconde traitait des
conditions du procès et de son organisation, ce qui leur permettait d'effectuer
un procès rapide en 90 jours. Une affaire de cette envergure demandait plus de
temps pour préparer une défense. Comme ils ont autorisé le déroulement du
procès civil avant le criminel, cela permit au bureau du Procureur Général
d'attendre patiemment qu'une preuve incriminant Michael au criminel ne fasse
surface, en utilisant des tactiques et des procédures non autorisées dans
l'affaire criminelle. L'avocat de Michael a déposé une motion interdisant au
bureau du Procureur Général d'obtenir des informations recueillies au cours des
procédures civiles. Il a également perdu cette dernière. Je peux honnêtement
dire que les événements qui se déroulaient à la cour sont responsables à 95% des
raisons qui ont poussé Michael à payer. Cela n'a rien à voir avec le fait
d'être coupable. Ils ont également estimé que le procès pouvait durer entre 8
et 9 mois. Cela aurait coûté 4 fois plus à Michael que l'arrangement financier
car il avait engagé des avocats très chers. De plus, il n'était pas garanti,
après avoir dépensé tout cet argent, que la cour jouerait en sa faveur. Jusqu'à
cet instant, ce n'était pas le cas.
MJdb :
Lors d'une interview accordée en
1995, Mr Jackson a dit que ses avocats lui ont conseillé de payer en ajoutant
que "la justice risquait de na pas l'emporter ». Que pouvez vous dire à ce
sujet ?
GH :
Ils l'ont bien conseillé. Il était évident
que le système jouait en faveur du jeune garçon.
MJdb : Que voulez vous dire par
"évident" ?
GH :
Deux des motions que la cour a validé contre Michael
étaient des cas de jurisprudence déjà reconnus qui auraient du jouer en sa
faveur. Ses avocats ont fait du très bon travail lorsqu'ils ont avancé devant
la cour ces cas de jurisprudence qui, généralement, n'autorisent pas une
affaire civile de précéder une affaire criminelle. Cela violait le droit de
Michael de ne pas s'auto-incriminer, ce qui représente une protection dans la
Constitution des Etats Unis.
REDEMPTION
MJdb :
Quand avez vous eu l'idée d'écrire
un livre ? Pourquoi le titre est passé de The Set-Up (coup monté) à Redemption (Rédemption)
?
GH : L'idée m'est venue en 1997. Je l'ai appelé
au départ The Set-Up car c'est exactement ce qui, à mon avis, s'est
passé pendant cette affaire. J'ai alors décidé de ne pas présenter l'intrigue
de manière si flagrante. J'ai pris la décision de laisser le public lire tous
les faits et de se faire sa propre opinion. Compte tenu de mes convictions
religieuses, j'ai préféré ne pas porter la lumière sur le diable, mais de la
diriger vers Dieu en réhabilitant Michael Jackson.
MJdb :
Comment se sont déroulées les
recherches ? Se basent-elles uniquement sur vos notes personnelles, ou
incluent-elles d'autres éléments et informations transmises par d'autres personnes ?
GH :
J'ai tenu un journal lorsque je
travaillais pour Rothman. Je me suis également rendu à la cour et pu recueillir
beaucoup de faits qui s'y sont déroulés. J'ai recréé l'histoire toute entière,
du début jusqu'à la fin, et l'ai divisée en chapitres traitant des événements
importants liés aux allégations et à l'extorsion.
MJdb :
Pourquoi cela a pris autant de temps
pour sortir ce livre ? Quelle est sa date de parution ?
GH :
Cela m'a pris 3 ans pour écrire ce
livre (1997-2000). En 2001, je savais que j'allais exercer en tant que
missionnaire et je ne voulais pas que le livre interfère avec le travail
effectué par le ministère; c'est pour cela que j'ai mis le projet de côté. Ma
mère me suppliait sans cesse de sortir le livre, et je l'ai même laissée me
trouver un éditeur. J'ai perdu ma mère l'an passé et cette année, au mois de
juillet, j'entendais toujours sa voix me dire de sortir le livre. Je pris alors
la décision de ne pas m'arrêter tant que je n'avais pas trouvé un éditeur. J'en
ai trouvé un deux mois plus tard. Nous avons travaillé sur la mise en forme du
projet pendant deux mois. Au départ, la sortie était prévue courant janvier 2004. Mais à présent, avec la
nouvelle affaire, et le public qui recherche la vérité, nous essayons d'avancer
cette date au premier janvier 2004.
2003
MJdb :
J'ai l'impression que cette nouvelle
affaire est un remake des événements de 1993, mais dans un contexte différent :
j'ai l'impression que la mère du jeune garçon a tenté d'obtenir une affaire
civile avec un arrangement financier. Mais la loi a changé, et la volonté de
l'équipe de Jackson d'aller devant la cour change également la donne.
Pensez-vous que la mère avait comme première intention de se diriger vers un
arrangement financier ?
GH : Je pense que pas mal d'informations
indiquent que la mère a tenté d'obtenir de l'argent au départ, et lorsque ses
tentatives ont échoué, elle a fait « comme dans l'affaire Chandler ».
Cependant, ils ne sont pas aussi rusés qu'eux, et leur plan n'est donc pas aussi
minutieusement préparé.
MJdb :
De manière générale, comment
compareriez vous l'affaire de 1993 à celle-ci ?
GH : L'argent, la cupidité, le scandale,
l'extorsion. Tout cela sauf la ruse. C'est pour cela qu'ils tentent d'emprunter
le même chemin (avec le psychologue et le même avocat). Mais Michael veut aller
devant la cour, voilà la différence. Je crois que s'il avait été au tribunal la
première fois, il aurait gagné.
MJdb :
A quoi peut-on s'attendre dans les
semaines à venir ?
GH :
A beaucoup de rumeurs, de fausses
allégations et l'oil curieux du public. Je pense que leur affaire s'essoufflera
avant qu'il ne puisse retenir des charges contre Michael. Même si le Procureur
Général lance les charges, je pense que ce sera un signe d'acharnement.
J'espère qu'ils n'ont rien mis dans le Ranch de Michael pendant les recherches
MJdb :
En tant que secrétaire légale, pensez vous que le procès sera
fait de manière juste et équitable ? Quelles sont les issues
possibles ?
GH : Pas à Santa
Barbara. C'est un comté caractérisé par les préjugés.
MJdb :
Pouvez vous nous parler un peu plus
de ce comté pour celles et ceux qui ne le connaissent pas ?
GH :
Il y a des comtés en Californie où la population
Noire est minoritaire. Santa Barbara en fait partie. Je ne dis pas qu'il y a des
préjugés sur la couleur ou la race, mais il n'y a pas tellement de métissage
dans cette région, c'est une certitude.
MJdb : Que pensez vous du comportement de Tom Sneddon, lorsqu'il a annoncé les
accusations avant de s'excuser par la suite ?
GH :
Je pense comme tout le monde. Ce
n'était pas un bon comportement, cela allait dans le sens inverse de ce qu'il
devait dire.
MJdb :
Est-ce que le jury peut être
influencé par des éléments et des informations extérieurs qui ne sont pas liés
à l'affaire ?
GH : Ils ne devraient pas l'être, et sont
rappelés à l'ordre s'ils ont une attitude partiale. Je pense que cette affaire
attire trop l'attention des médias pour être gérée de manière juste pour
Michael.
MJdb :
Récemment, Gloria Allred a demandé à
ce que la garde des enfants de Mr Jackson lui soit retirée pendant le
déroulement de l'affaire. Elle a déjà fait cette requête plusieurs fois dans
le
passé. Il se trouve qu'elle défendait la famille
Chandler en 1993, mais a vite démissionné. Avez vous déjà été en contact avec
elle, et si oui, que pensez vous de sa façon de gérer l'affaire de 1993 et de
ses récentes actions ?
GH :
Elle a travaillé deux semaines sur
la précédent dossier, et a démissionné sans raison connue. Je pense qu'elle
ferait bien de passer à autre chose et de laisser Michael tranquille.
MJdb : Quels ont vos projet actuellement ? Sur quoi et pour qui travaillez vous ?
GH : Je me suis retiré du monde légal en 2001. Je travaille
désormais à temps plein comme missionnaire auprès d'enfants défavorisés. Parce
que je travaille avec des enfants, je ne sais que trop bien ce que Michael
endure. Parmi toutes les activités que nous proposons à nos enfants, les
soirées pyjamas font partie des plus demandées. Les enfants, pas Michael,
aiment ce soirées et ont plus de facilité à vous attirer dans leur monde, avant
que vous ne parveniez à les plonger dans le votre.
MJdb : Vous avez
dit que Dieu est aux côtés de Mr Jackson car vous étiez dans le bureau de
Rothman il y a 10 ans et êtes à présent capable de donner votre version des
faits. Comment voyez vous l'avenir de Mr Jackson ?
GH :
Je pense que Michael sera innocenté,
et après ces épreuves, il marchera encore plus près de Dieu.
MJdb : Avez vous
un message pour Mr Jackson et ses fans ?
GH :
Michael est en train de vivre une
crucifixion des temps modernes à cause de son message d'amour et de paix qu'il
envoie au monde. Il a la fonction d'un messie et Dieu lui a donné, de par son
talent, une influence sur le monde entier. Pas pour la gloire de Michael, mais
pour que Dieu soit glorifié à travers Michael. Bien que Michael passe par le
feu en ce moment, il en sortira pur comme l'or. Je sais que c'est vrai, car
nous avons tous été testé et soumis au feu avant que Dieu ne nous consacre pour
Sa gloire, et pas la notre.
RICHARD
a/k/a Blue
Nous vous
communiquerons la date finale de sortie de Michael Jackson : Redemption : the Truth Behind
the Michael Jackson Child Mollestation Allegations (Branch and Vine
Publishers) dès qu'elle sera déterminée. En attendant,
vous pouvez trouver d'autres informations sur ce livre
en cliquant ici.
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JACKSON data bank. Tous
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